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Lutter contre les cancers masculins et libérer la parole sur la santé
Chaque mois de novembre, des milliers d’hommes à travers le monde se laissent pousser la moustache. Ce n’est pas une simple mode, mais un mouvement mondial appelé Movember. Né en Australie au début des années 2000, il a pour objectif de sensibiliser à la santé masculine, en particulier à trois enjeux majeurs :
le cancer de la prostate,
le cancer des testicules,
et la santé mentale des hommes.
Derrière les moustaches qui font sourire, le message est sérieux : encourager les hommes à prendre soin d’eux, à se faire dépister et à parler de leur santé sans honte ni tabou.
1. L’origine de Movember : un mouvement mondial né d’une idée simple
Le mouvement Movember est né en 2003 à Melbourne, en Australie. Deux amis, Travis Garone et Luke Slattery, ont eu l’idée de remettre la moustache à la mode pour attirer l’attention sur un sujet peu abordé : la santé masculine.
Ce défi, qui semblait anodin au départ, a rapidement pris de l’ampleur. Trente hommes ont participé à la première édition, et dès l’année suivante, les dons récoltés ont permis de financer des programmes de recherche sur le cancer de la prostate.
En 2004, la fondation Movember Foundation est officiellement créée. Depuis, elle s’est étendue à plus de 20 pays et a permis de financer plus de 1 250 projets liés à la santé masculine à travers le monde.
Son slogan résume bien son objectif : “Changing the face of men’s health”, autrement dit, changer le visage de la santé des hommes.
2. Le cancer de la prostate : le plus fréquent chez les hommes
Quelques chiffres essentiels
Le cancer de la prostate est le cancer le plus répandu chez l’homme. En France :
Environ 60 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année.
Il provoque près de 8 000 décès par an.
Pourtant, lorsqu’il est détecté à temps, le taux de survie à 5 ans dépasse 90 %.
Ces chiffres montrent à quel point le dépistage précoce est essentiel.
Les facteurs de risque
Le risque augmente avec l’âge,
notamment après 50
ans.
D’autres facteurs entrent en jeu :
des antécédents familiaux (père, frère ou fils touché par ce cancer),
une origine ethnique (les hommes d’origine africaine ou antillaise sont plus exposés),
et certains facteurs liés au mode de vie : alimentation riche en graisses animales, surpoids, manque d’activité physique, tabac, etc.
Les signes qui doivent alerter
Le cancer de la prostate évolue souvent lentement et ne provoque pas de symptômes au début. Mais certains signes doivent conduire à consulter :
difficultés à uriner,
besoin d’uriner fréquemment, surtout la nuit,
jet urinaire faible ou interrompu,
douleurs dans le bas du dos ou le bassin,
présence de sang dans les urines ou le sperme.
Le dépistage sauve des vies
Un simple examen médical et
une prise de sang (dosage
du PSA) peuvent permettre de repérer une
anomalie.
Le dépistage est recommandé :
à partir de 50 ans pour tous les hommes,
dès 45 ans pour ceux présentant des antécédents familiaux.
Lorsqu’il est détecté tôt, le cancer de la prostate se soigne efficacement grâce à des traitements adaptés, et permet de préserver la qualité de vie.
3. Le cancer des testicules : rare mais touche surtout les jeunes
Le cancer des testicules est bien moins fréquent que celui de la prostate, mais il concerne une population plus jeune.
Les données clés
Environ 2 500 hommes sont diagnostiqués chaque année en France.
Il touche surtout les hommes de 15 à 35 ans.
Grâce à un diagnostic précoce, plus de 95 % des cas sont guéris.
Les symptômes à surveiller
Les signes les plus courants sont :
une boule ou un durcissement dans un testicule,
une sensation de lourdeur ou de gêne dans le scrotum,
parfois une douleur légère ou persistante.
L’auto-examen, un geste simple et utile
Il est conseillé aux hommes de
pratiquer régulièrement une auto-palpation des testicules, idéalement après la
douche, lorsque la peau est détendue.
Il suffit de faire rouler chaque testicule entre le pouce et les
doigts pour repérer une éventuelle masse ou anomalie.
En cas de doute, une consultation rapide chez le médecin ou l’urologue est indispensable. Une échographie permettra de confirmer ou non le diagnostic.
4. La santé mentale des hommes : un enjeu trop souvent négligé
Movember ne se limite pas aux cancers. Le mouvement s’intéresse aussi à un sujet longtemps passé sous silence : la santé mentale masculine.
Des chiffres préoccupants
En France, les hommes représentent environ 75 % des suicides.
Un homme meurt par suicide toutes les deux heures.
Ils sont pourtant deux fois moins nombreux que les femmes à consulter pour des troubles psychologiques.
Pourquoi ce silence ?
Les raisons sont souvent
sociales et culturelles.
Depuis l’enfance, beaucoup d’hommes entendent qu’ils doivent être
forts, ne pas pleurer, ne pas se plaindre. Résultat : ils gardent
leurs émotions pour eux, par peur du jugement.
Ces stéréotypes peuvent avoir des conséquences graves, notamment un isolement émotionnel et un risque accru de dépression ou de suicide.
Parler, c’est déjà agir
Movember encourage les hommes
à parler ouvertement de leur santé mentale.
Discuter avec un ami, un proche, un collègue ou un professionnel de
santé est un premier pas essentiel.
Des lignes d’écoute existent pour les soutenir, comme :
3114 : numéro national de prévention du suicide (gratuit et disponible 24 h/24).
SOS Amitié : 09 72 39 40 50.
Les Centres Médico-Psychologiques (CMP) ou Maisons des adolescents.
5. Comment participer à Movember
Movember repose sur trois grands principes : faire pousser, bouger, ou parler.
1. Faire pousser la moustache
Symbole du mouvement, la moustache attire l’attention et ouvre la discussion sur des sujets souvent tabous. Porter la moustache devient ainsi un moyen visible de sensibiliser.
2. Bouger pour la cause
Le défi sportif
“Move for
Movember” consiste à parcourir 60 kilomètres dans le mois, en hommage aux
60 hommes qui se
suicident chaque heure dans le monde.
Marche, course, vélo, natation : peu importe l’activité,
l’important est de bouger et d’en parler autour de soi.
3. Parler et informer
Informer ses proches, organiser une action dans son entreprise ou partager des posts de sensibilisation sur les réseaux sociaux permet de faire connaître le mouvement et de briser les tabous.
6. Les dons et les actions soutenues
Depuis sa création,
Movember a
récolté plus de 900
millions d’euros à travers le monde.
Cet argent sert à financer :
des projets de recherche sur les cancers masculins,
des programmes de prévention et de dépistage,
des initiatives de soutien psychologique pour les hommes en difficulté.
En France, la fondation collabore avec plusieurs institutions et associations comme la Ligue contre le cancer ou la Fondation ARC.
Chaque don, même modeste, contribue à améliorer la prévention, à sauver des vies et à faire évoluer les mentalités.
7. Prendre soin des hommes, c’est aussi promouvoir l’égalité
S’intéresser à la santé
masculine ne signifie pas négliger celle des femmes.
Les campagnes comme Octobre Rose ont permis d’énormes progrès pour la
santé féminine.
Movember s’inscrit dans la même logique : encourager chacun à se
faire dépister, à parler de son corps et à agir pour sa santé.
La santé est un droit universel. Promouvoir celle des hommes, c’est aussi favoriser une société où chacun est encouragé à prendre soin de soi sans peur ni honte.
Conclusion : une moustache peut sauver des vies
Movember n’est pas seulement une campagne, c’est un mouvement mondial qui change la manière dont on parle de santé masculine.
Une simple moustache, un don ou une discussion peuvent contribuer à sauver des vies.Chaque année, le mois de novembre rappelle l’importance du dépistage, de la prévention et de la parole.
En parler, c’est déjà agir.Alors, que vous soyez homme, femme, parent, ami ou professionnel, n’hésitez pas à relayer le message :
encouragez le dépistage,
soutenez la recherche,
prenez soin de votre santé et de celle de vos proches.
Parce qu’un geste, une parole ou une moustache peuvent réellement faire la différence.
Sources :
Institut national du cancer – Santé publique France – Movember Foundation – Organisation mondiale de la santé
Dernières modifications le 31 octobre 2025 par Doriane



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